“I’m Not There,” la leçon de cinéma de Todd Haynes

By woolf lapin on April 29th, 2009 in Things We Like... A Lot | No Comments »

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La sortie de “Together Through Life” de Bob Dylan est une raison comme une autre de parler du film de Todd Haynes. Il y a deux ans, Haynes se permettait de tracer la vie de la star du folk. Deux ans déjà. Le film ne sombrera pas dans l’oubli pour autant. Non. Il est à l’image d’un classique. C’est un film sur Bob Dylan. Et Haynes nous dit d’emblée que le personnage est trop complexe pour le raconter dans le carcan du biopic traditionnel. Haynes et son co-scénariste Oren Moverman inventent six personnages pour se libérer de la grande tâche de raconter la vie d’un homme qui n’était jamais là où on le voulait.

En effet, toute sa vie, Dylan a refusé de se prêter à l’exercice de devenir le produit du discours médiatique. Difficile d’être mythologique quand on veut prendre une bière tranquille à la maison. Mais il a tout de même tâché de fuir ce que l’on a toujours construit autour de lui. Il a carrément et dangereusement refusé de prendre la place qu’on a voulu lui assigner.

Pour déconstruire ce mythe, Haynes devient son sujet. Il évite la répétition et évite les étiquettes afin de nous plonger dans un univers sans formule et sans recette. Ce n’est pas aussi accessible que Forrest Gump, mais c’est plus intelligent, plus inventif. Haynes, tout comme Dylan, renonce à toute attente. Il fait une razzia du mythe avec un casting de plusieurs acteurs chevronnés pour incarner six facettes de la vie célèbre de cette icône. La personnalité du fop musicale est jouée, on le sait, par Cate Blanchette. Un jeune noir joue un Dylan ado qui tente de s’approprier de l’idéale du folk en devenant, à tort,  le clone de Woody Guthrie. Christian Bale incarne le Bob born again. Richard Geere joue le cowboy en cavale de Days of Heaven, le chef d’oeuvre de Terrence Malick. Heath Ledger et Charlotte Gainsbourg sont filmés à la façon de Godard pour que l’on s’imagine la vie familiale et peut-être même banale de la star.

C’est d’ailleurs avec ces tableaux que Haynes, grand styliste du cinéma américain actuel, brille le plus. Autant Dylan explose en changeur en série, autant Haynes se penche sur différents registres cinématographiques. Noir et blanc. Couleur. Documentaire. Western. Cinéma vérité. Drame social des années 50. Anamorphose, format panoramique, émulsion cinématographique,  16 mm, super 8… tous des traitements de l’image qui font de I’m Not There un poème américain épique. Ces changements de styles et de traitements s’engagent un dans l’autre comme les grandes transformations de Dylan. Et nous gobons volontiers la thèse de Haynes: ces transformations rendent Dylan encore plus fameux.

Il faut aimer le cinéma pour aimer Haynes.  Son tout premier film, Superstar, sur Karen Carpenter, démontrait déjà l’intelligence et l’inventivité qui se retrouvent dans toute l’œuvre de Haynes. Tout comme David Bowie qu’il revisite à sa façon dans Velvet Goldmine, encore un très bon exemple de style, I’m Not There est une étude sur la méthodologie du performer qui vit et meurt dans le moment de création. Quand c’est fini c’est mort. Il doit réinterpréter autre chose pour être dans l’engagement de sa vie.

Piquons au plus court,  Haynes vient rasseoir la réputation du juif de moyenne classe du Minnesota qui surclassera sa propre naissance à cause de sa personnalité. C’est le travail d’un jeune maître. C’est vraiment tout. Et c’est bien en masse.

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Featured Talent: Director Emmanuel Bellegarde

By woolf lapin on April 23rd, 2009 in News | No Comments »

Check out Emmanuel’s short Birth of a Hero, which just got special mention at Munich’s ffAT. Not bad for a first outing.

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Actress Vanessa Pilon at Woolf + Lapin’s

By woolf lapin on April 19th, 2009 in News | No Comments »

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Jim Donovan chez Woolf + Lapin

By woolf lapin on April 9th, 2009 in News | No Comments »

C’est avec fierté que nous accueillons le réalisateur Jim Donovan. Déjà bien établi au Canada anglais où il a d’ailleurs signé de nombreuses réalisations dont Instant Star et Mayday, Jim revient au Québec pour travailler avec des producteurs d’ici. Des producteurs qu’il affectionne tant pour la qualité de leurs productions que leur rayonnement international. Jim a tout récemment réalisé 3 Saisons, un film sur les enjeux reliés à la venue d’un enfant. C’est aussi l’histoire de trois hommes esseulés aux quêtes aussi impossibles que divergentes.

Le film met en vedette un nouveau visage : Carinne Leduc, qui a également co-scénarisé le film. Carinne a de plus obtenu le prix de la meilleure actrice au Whistler Film Festival. Voici la bande annonce.

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Bernie Denk’s Hot 3D Animation

By woolf lapin on April 6th, 2009 in Things We Like... A Lot | No Comments »

This 3d Gatorade Shanghai ad is signed Bernie Denk. You know Maradona would want a piece of this action…

Bernie Denk is also the director behind the popular TV series Tripping the Rift.  Check it out.

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Featured Talent*

Patrick Boivin
Patrick Boivin, Director
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