La Femme et son pêché

En avant-première en présence de la réalisatrice, Francine Pelletier.

La documentariste Francine Pelletier trace le portrait d’une femme assoiffée de pouvoir et de reconnaissance dans son documentaire Micheline Charest : La femme qui ne se voyait pas aller. L’idée du film, ont fait savoir Francine Pelletier et Monique Simard, des Productions Virage, leur est venue peu de temps après la mort de Micheline Charest. Dans le film, des membres de la famille Charest viennent appuyer la thèse d’une femme aux ambitions shakespeariennes. Ici l’émotion est palpable. Le film est de plus un rappel du laxisme des lois fédérales sur les crimes économiques et fait plus que laisser entendre la présence de liens étroits entre le parti libéral de Jean Chrétien et Micheline Charest : suspension de l’enquête de la GRC ; ententes confidentielles avec Revenu Québec et Revenu Canada ; silence accablant de la Commission des valeurs mobilières du Québec. Francine Pelletier nous incite donc à poser la question : sommes-nous en attente de l’éclatement d’un scandale à l’intérieur du scandale ?
Bravo au Cinéma du Parc d’avoir bien voulu présenter le film de 52 minutes en salle. Une diffusion sur les ondes de Radio-Canada est par ailleurs prévue pour septembre.

Patrick Boivin au Top 10 des meilleurs courts des années 2000

Les Rendez-vous du cinéma québécois avaient demandé sept programmateurs chevronnés de déterminer une liste des dix meilleurs courts métrages québécois de ces huit dernières années pour établir ce Top 10. Le film Radio de Patrick figure sur cette liste. Félicitations à tous les gagnants !

Killing Timede Tara Johns (2001)
DustBowl Ha ! Ha ! de Sébastien Pilote (2006)
Léo de Nicolas Roy (2004)
Le rouge au sol deMaxime Giroux (2005)
Une Chapelle Blanche de Simon Lavoie (2005)
Snooze de Stéphane Lafleur (2002)
OïO de Simon Goulet (2003)
Radiode Patrick Boivin (2005)
Déformation Personnelle de Jean-François Asselin (2003)
Noël Blank de Jean-François Rivard (2003)

Ghyslaine Côté

L’hiver peut sans doute paraître un peu traînant lorsqu’on est en attente de réponses de Téléfilm et de la SODEC. Mais en attendant, W+L tient à souligner l’année 2007 qu’a eue la réalisatrice Ghyslaine Côté qui est d’ailleurs avec nous depuis l’automne 2006. Et c’est avec son très personnel Le Secret de ma mère (Remstar) que Ghyslaine a remporté le « le Jury Award for Best Feature » au Stonybrook Film Festival de New York. http://stonybrookfilmfestival.com/fest07/winners.html. Le film a également été sélectionné pour un visionnement spécial à la 28e édition du Durban International Film Festival en Afrique du Sud. Le Secret a aussi fait partie de la sélection officielle du Starz Denver Film Festival. Au Canada, le film a reçu des nominations aux Genie Awards pour Best Performance For an Actress in a Leading Role (Ginette Reno) ainsi que Best Original Screenplay, écrit par Martin Girard et Ghyslaine Côté. Il a de plus obtenu 4 nominations aux prix Jutra (dont celui de la meilleure actrice pour Ginette Reno). Ghyslaine arrive d’Europe où elle a présenté avec succès Le Secret au Festival International du Film D’amour de Mons. Son long métrage précédant, Elles étaient cinq, présenté en ouverture du Festival des films de Montréal de 2004, a remporté le Prix de la meilleure contribution artistique et le Prix du public/meilleur film canadien, en plus d’obtenir sept nominations aux prix Jutra. Le film a aussi gagné le prix de la réalisation au Festival Lumière de Safi, Maroc. Ghyslaine développe présentement plusieurs projets de long métrage.